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problème/projet 3: détection des amalgames labiles galvanodontie

Les amalgames modernes « non-gamma II » préparé en capsule pré dosée (et non en vrac) ne perdent plus spontanément leur mercure. Il ne le perdent que sous l’effet d’un galvanisme buccal, relativement simple à mesurer avec un micro-galvanomètre. Ce galvanisme peut-être relativement important, vu la concentration iatrogène de métaux différents en bouche.

Projet :

    • Normaliser la technique de mesure du galvanisme buccal
    • Normaliser le galvanisme maximal admissible
    • mesurer le galvanisme buccal systématiquement ; évaluer au moins l’ampleur du problème dans la population scolaire.
    • interdire les amalgames à phase gamma II, dont le mercure est labile même sans galvanisme
    • interdire les amalgames en vrac, dont l’excès de mercure par rapport à l’argent finit dieu sait où.
    • Limiter le poly-métallisme
    • Normaliser la dépose des amalgames : établir une norme à partir de laquelle les amalgames, même «non-gamma II » prédosés , seront déposés et remplacé par des obturations composites.
    • Repérer les patients sensibles au galvanisme, au mercure, aux résines composites
    • Développer la communication avec les généralistes

problème : la mesure du galvanisme n’est pas remboursée par l’INAMI

le remplacement d'une obturation pour galvanisme n’est pas prévu par l’AMI (dans le cadre de ses profils)

note : personnellement, je n’ai jamais mesuré plus de 3 microampères sous 1 millivolt.

La littérature est très pauvre sur la galvanodontie.

Apparemment, les nouveaux amalgames sont insensibles sous les 10 µAmp. Les cas recensés dans la littérature concernaient des µampérages supérieurs à 100, et mettaient en jeux d’autre métaux - chrome-cobalt, titane, palladium, et surtout or. Certaines bouches sont des Katangas…

(Mes patients sont trop humbles pour se payer tous ces métaux…)

"La dioxine, certes. Mais le mercure?" (Journal du Mardi 15.6.99)

La dénonciation par le professeur Picot de l'intoxication massive de la population aux métaux lourds, notamment et sans doute principalement par le mercure des amalgames dentaires, comme problèmes de santé publique n°1, plus important même que celle aux dioxines, me fait énormément plaisir. Il y a des jours où on se résigne, et même d'autres où on finit par douter que ce soit grave.

Ce scandale me met en colère, parce qu'encore une fois, la population n'a pas pu compter sur les pouvoirs sanitaires. Le consensus sur la prévention fluorée de la carie, constatée et étudiée dès le début du siècle, date de 1942, et est établit à partir de l'observation des écosystèmes naturellement fluorés, et non à partir de l'une ou l'autre expérience en double aveugle. Cette prévention, correctement gérée par les pouvoirs publiques, coûte 20 fr/an/personne. Autrement dit, la carie dentaire, source de tant de souffrances, de tant de privation financière, et de tant d'intoxication, la carie dentaire donc, aurait pu être éradiquée à l'heure actuelle!

Attention: le fluor est extrêmement toxique lui aussi; sa gestion "privée" amène tout de suite un surdosage, une autre intoxication pas triste, avec affections osseuses, cardiaques, et cancéreuses. Le fluor doit être géré par le pouvoir sanitaire – si tant est qu'on puisse lui faire confiance… Mais c'est une autre histoire…

Soyons pratique: faut-il se précipiter chez son dentiste faire changer tous les amalgames?

Entre les intégristes qui hurlent "oui", et les négationnistes qui clament "non", le lecteur sent qu'il doit y avoir un juste milieu; de plus, le lecteur, pas né de la dernière pluie, se doute que l'alternative a elle aussi des effets secondaires pas tristes, et que, plus chère -plus lucrative-, elle induit du corporatisme…

Je vous l'explique en annexe: la principale source de mercure dentaire est liée à l'éventuel galvanisme buccal, qui solubilise l'amalgame: on parle en électrochimie "d'anode soluble".

Ce galvanisme dentaire, faites-le mesurer,

–ou mieux: mesurez le vous-même: c'est pas sorcier. Les courants en jeu sont minimes: il vous faudra pour ce faire un micro-ampèremètre (µAmpère). C'est pas très coûteux, mais c'est difficile à trouver. (Nous en avons un petit stock; nous pouvons vous en fournir un pour 750 fr. Info 0478/936393) Il suffit de promener les électrodes en bouche, et de tester tous les obturations, couronnes, squelettiques, et autres implants. Le galvanisme doit impérativement rester inférieur à 10 microampères. Il est d'habitude inférieur à 1 microampère. Chez Annie Gaspard, qui a tellement souffert de ses amalgames, couronnes, squelettiques, et implants dentaires, et tellement impressionné le congrès de Luxembourg, il était de 140 microampères.

S'il y a galvanisme, on peut normalement repérer l'amalgame responsable et ne traiter que celui-là: le polir pour commencer, si le galvanisme perdure, pas de pitié, le déposer.

amalgames: entre intégrisme et négationnisme, recherche d'un juste milieu

Je n'en rajouterais pas sur les généralités et prérequis du problème: depuis le congrès des Verts Européens de Luxembourg, l'individu Lambda est au courant: l'amalgame présente un risque.

Mais ce risque, si on peut difficilement l'éviter, peut être évalué, et minimisé.

En bref, depuis 20 ans, la profession a à sa disposition des amalgames prédosés et "NG2", qui ne relarguent pas de mercure, pour un prix modique. Pourquoi donc, si l'amalgame reste incontournable, ces amalgames ne se généralisent-ils pas?

si vos amalgames vous donnent des angoisses, ou que vous présentez des symptômes d'hydrargyrose, consultez un galvanodonte, qui vérifiera si vos angoisses sont fondées, et repérera les éventuels amalgames à déposer

–ou mieux: mesurez vous-même votre galvanisme buccal: c'est pas sorcier. Les courants en jeu sont minimes: il vous faudra pour ce faire un micro-ampèremètre (µAmpère). C'est pas très coùteux, mais c'est difficile à trouver. (Nous en avons un petit stock; nous pouvons vous en fournir un pour 750 fr. Info 0478/936393)) Il suffit de promener les électrodes en bouche, et de tester tous les obturations, couronnes, squelettiques, et autres implants.

Sans amalgame, pas de dentisterie sociale

Outre le problème technique -cfr "statistiques de fracture des obturations à 2 faces* après 2 ans" en dernière page- il y a problème de budget: l'amalgame coûte en moyenne 1500 fr et a une durée de vie moyenne de 15 ans; sa principale alternative, le composite postérieur, coûte le double pour une durée de vie du tiers. L'amalgame est donc 6 fois moins cher. Les Pays-Bas, la riche Allemagne, où les patients commencent à remplacer leurs amalgame par des composites, ont dare-dare supprimé les remboursements des soins dentaires des adultes!

relargage du mercure

C'est le mercure, très toxique, qui est en cause. Un amalgame contient 1 gr de mercure; un belge contient 10 amalgames... En porter 20 n'est pas exceptionnel! L'amalgame est responsable de 10% du mercure ingéré, mais vu sa permanence, de 90% du mercure intoxicant.

Ce qu'il nous faudrait, c'est un amalgame qui ne relargue pas son mercure, comme la céramique dentaire, à base d'aluminium, ne relargue pas son aluminium.

Il y 4 causes au relargage du mercure:

un excès de mercure lors de la fabrication de l'amalgame par le dentiste, qui n'a pas de poudre d'argent pour réagir. L'amalgame se "triture" traditionnellement à partir de poudre d'argent et de mercure en vrac. Ce problème est résolu par l'usage de capsules d'argent et mercure prédosées. Il reste à le financer. Ce ne devrait pas être plus coûteux que le financement des séparateurs d'amalgame, que l'INAMI financera dès ce 1° juillet 99 par une augmentation de 1% des honoraires des plombages.

un alliage à mercure "labile": les anciens amalgames se désamalgamaient petit à petit, libérant du mercure. Cela fait maintenant 20 ans que nous avons, sans suppléments de prix, à notre disposition des amalgames appelés poétiquement "non-gamma deux", en abr. "NG2", qui n'ont plus de "fuite" –et sont beaucoup plus résistant, la "fuite" affaiblissant le plombage.

une électrolyse de l'amalgame par le galvanisme buccal: s'il y a électricité en bouche, il y aura électrolyse -solubilisation électrochimique- de l'amalgame, et largage de mercure. La gencive autour d'une couronne en or, très "cathodique", est souvent "tatouée" par un dépôt électrolytique d'amalgame. Le galvanisme buccal se mesure. Il doit impérativement rester inférieur à 10 microampères. Il est d'habitude inférieur à 1 microampère. Chez Annie Gaspard, qui a tellement souffert de ses amalgames, couronnes, squelettiques, et implants dentaires, et tellement impressionné le congrès de Luxembourg, il était de 140 microampères.

mesurez vous-même votre éventuel galvanisme buccal!

une surface non-polie: les métaux polis sont moins sujet à l'électrolyse. Ils présentent une surface beaucoup plus petite, d'une texture beaucoup plus résistante ("couche de Beilby"). Il est assez curieux qu'il n'est pas de tradition en Belgique de polir les amalgames. Le non-polissage des amalgames est la règle dans les pays qui n'autorisent pas les infirmières dentaires (appelées communément "hygiénistes"): le polissage fait par un dentiste serait hors de prix. C'est le même problème pour le cirage des composites.

Il ne devrait plus y avoir dans les cabinets que des amalgames "NG2", en capsules prédosées; tous les amalgames devraient être polis, et le galvanisme buccal devrait être mesuré en routine; tous les métaux –amalgames, couronnes, implants, squelettiques- responsables du moindre galvanisme doivent être déposés.

Cela n'a par contre pas de sens de déposer des anciens amalgames –qui ont terminé leur relargage d'excès de mercure ou de mercure labile- ou des amalgames récents prédosés et NG2, s'il n'y a pas de galvanisme mesurable; s'il y a galvanisme, on peut normalement repérer l'amalgame responsable et ne déposer que celui-là.

amalgame et environnement

Le "tout à l'égout" des cabinets dentaires était anachronique; il a d'abord fallu que l'industrie nous propose décanteurs et séparateurs d'amalgames, puis que la loi l'impose, et enfin que les pouvoirs publics le financent. En Belgique, ce 1° juillet, les obturations seront augmentées d'1% pour ce faire; pour l'an 2000, ce problème sera réglé, et il faut avouer que, dès que l'industrie a proposé quelque chose de fonctionnel et d'abordable, lois et financements ont suivi.

Par contre, ce n'est pas le cas pour les amalgames prédosés et NG2, à notre disposition depuis près de 20 ans, et on se demande bien pourquoi? Il s'agit des mêmes responsables, et d'un budget du même ordre.

L'alternative

L'alternative composite n'est pas sans problèmes écologiques: tout cet acide, primer, et bonding qui volent aussi à l'égout, et pour lesquels il n'y a pas de récupération techniquement possible.

Elle n'est pas sans problème toxicologique non plus, dont le principal serait l'allergie. Il déréglerait les hormones sexuelles. L'ingestion des cristaux de silice (verre) microscopique qui le chargent et qui se libèrent à l'usure ne doit pas être triste non plus, quoique pas encore fort documentée.

Pour les incisives, on n'a pas le choix; de toute façon, les incisives sont très fines, et les obturations antérieures sont beaucoup plus petites et soumises à beaucoup moins de pression que les postérieures, ce qui limite les risques et le coût.

Historiquement, les composites postérieurs ont été lancé par I.C.I. elle-même au plus fort de la crise de l'or en 1980 (l'argent avait quintuplé dans le sillage de l'or), comme alternative économique. C'était l'époque où on nous promettait des radiographies en couleur, pour économiser l'argent-métal, également matière première des radiographies noir-et-blanc...

Le cours de l'argent s'étant assagi, actuellement, la pose d'un amalgame coûte 2 fois moins cher que celle d'un composite postérieur, et la durée de vie de l'amalgame est triple de celle de son alternative, encore trop sensible à la percolation consécutive aux variations thermiques.

Six fois moins cher et pas plus problématique, l'amalgame s'impose donc comme "maître-achat", et n'a en fait pas d'alternative en terme de santé publique.

Sauf une: le fluor, avec lequel il n'y aurait plus de caries, plus d'amalgame, plus de composites...Si les autorités sanitaires avaient fluoré l'eau de boisson ou le sel de cuisine (20 fr /an /personne) lorsque les études sur le fluor ont fait consensus –1942…- il n'y aurait pas de problème d'amalgame. Attention: le fluor est extrêmement toxique lui aussi; sa gestion "privée" amène tout de suite un surdosage.

Mais c'est un autre sujet...

Quant au sucre, on en consomme 3 à 400 fois plus que nos ancêtres du moyen-âge, avant l'organisation de la traite de nègres, qui permit la culture sur grande échelle de la canne à sucre, puis l'extraction du sucre de la betterave, qui fit du sucre la calorie la moins chère. Supprimer son sucre dans son café ne suffira pas. Notre civilisation est sucrée, il n'y a pas de retour en arrière possible.

pour info: statistiques de fracture des obturations à 2 faces* après 2 ans

Techniquement, nous n'avons pas encore à notre disposition de matériau d'obturation "blanc" qui résiste à l'effort masticatoire. On ne sait donc se passer des obturations métalliques –or et amalgames- que si l'obturation restaure une incisive –qui ne mastique pas- ou une seule face de molaire. On espère pouvoir bientôt placer des obturations composite de 2 faces.

amalgame 1334 fr Dispersalloy Caulk 0 %

Composite direct ± 2500 fr Prisma TPH Caulk 0 %

(fait en bouche) Herculite Kerr 2 %

Heliomolar Ivoclar 3 %

Tétric Ivoclar 6 %

Charisma Kulzer 8 %

Conquest Jeneric 8 %

Z100 3M 8 %

Brilliant Coltene 10 %

Pertac-Hybrid Espe 10 %

Composite indirect 7500 fr Herculite HP Kerr 2 %

(fait hors bouche) Concept Ivoclar 3 %

Céramique directe 15000 fr Celay-Vita Vivadent 0 %

(fait en bouche) Cerec Dicor Caulk 5 %

Céramique indirecte ± 15000 fr Mirage Chameleon 15%

(fait hors bouche) Cerinate Den-Mat 28%

* une dent a 5 faces. Il y a donc des plombages de 1 à 5 faces… On sait actuellement faire des plombages à une face en non-amalgame. On en est à la barrière de la 2° face…Les plombages à 2 faces sont des petits plombages, qui ne sont pas soumis à un gros effort. La controverse actuelle, entre dentistes sérieux, se limite à l'obturation d'une carie qui s'étend sur 2 des 5 faces de la dent. Il n'y a pas encore d'alternative pour les obturations des molaires de plus d'une face. En d'autres termes, dès que l'obturation doit supporter le moindre effort masticatoire –plus d'une face sur une dent postérieure- on n'a pas le choix.

Un composite deviendrait peut-être compétitif... Un des problème est la nouveauté des générations actuelles des composites. On n'a pas de statistique à plus de 2 ans pour la génération actuelle de composite. Un médicament aussi récent ne serait pas encore admis sur le marché. Mieux vaut peut-être le diable qu'on connaît que le diable qu'on ne connaît pas… On suspecte les composites d'allergie, de cancer, de trouble œstrogène. On ne connaît par contre aucun problème de santé avec les céramiques, qui contiennent de l'aluminium, mais apparemment, ne le relarguent pas.

Des statistique à 15 ans ne sont disponibles que pour les amalgames; 72 % des amalgame survivent 15 ans. Le recouvrement des cuspides* ne modifie pas le taux de survie. (*remboursé en Belgique par L'INAMI depuis 1988)

Aucun fond de cavité ou vernis n'a cette durée de vie: ils finissent par être solubilisés et le hyatus qu'ils laissent donne des sensibilités et des récidives. On recommande si possible de ne rien mettre sous les amalgames.

Les assurances privées US refusent de couvrir les restaurations esthétiques de plus d'une face (classe 2)... Les exclusions des assurances privées sont une mine de réflexion...